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Dernier comparo Aprilia RS4 VS YZF-R125.

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Voici déjà quelques mois que la RS4 est arrivée en concession, on sait déjà ce que qu'elle vaut, du moins sur le papier, mais qu'en est il réellement face à ses rivales.
Voici un comparo entre la RS4 125 et la YSF-R 125, toutes deux propulsées par un 125 mono 4T alimenté par injection.




Normes antipollution oblige, les motorisations 2-temps ont dû céder la place aux blocs 4-temps. Les avantages du 2-temps étaient pourtant nombreux, particulièrement pour les 125 à vocation sportive.
Ces motos ont donc du pain sur la planche pour faire oublier leurs glorieuses aînées qu'étaient les TZR, NSR, RS et autres Mito aux performances incontestables pour leur cylindrée...




Un joli minois ...

Dès le premier coup d'oeil on remarque que la nouvelle Aprilia RS4 et la Yamaha YZF-R125 ont soigné leur look ! Ces deux mini sportives ont de quoi faire briller les yeux à leurs propriétaires quand ils les redécouvrent chaque matin dans le garage.

Avec leurs gabarit 600 Supersport, elles s'avèrent ultra valorisantes pour des "apprentis pilotes" non détenteur du permis A. A ce jeu, c'est l'Aprilia puisqu'elle và jusqu'à ne pas afficher sa cylindrée. Mais c'est par son simple disque de frein, sa monte pneumatique toute fine, son petit pot et sa sonorité une fois démarrée qu'elle se trahira.

Des "petites" qui n'ont pas à rougir.

Aprilia n'a pas lésiné sur l'équipement de sa 125 RS4 : fourche inversée, étrier de frein avant à fixation radiale, durites aviation, bras oscillant banane, etc. La RS4 n'a pas à baisser la tête face aux dernières Superbike et cultive effrontément sa ressemblance avec la tonitruante RSV4 "Millé".
Ses lignes, sa face avant et sa coque arrière affûtées qui font toute son identité visuelle sont directement empreinté à sa grande soeur !




La belle japonnaise.

La Yamaha YZF-R125 n'est pas en reste : l'équipement est moins clinquant que celui de sa concurrente italienne, il est de grande qualité. Sa fourche traditionnelle mais bras oscillant renforcé et surtout freinage Brembo.
Avec son double optique et son gabarit généreux, on la confondrait presque avec sa soeur R6, qui elle rapetisse au fil des années ! Mais, différence avec l'Aprilia, la Yam' assume sa cylindrée en l'affichant sur sa face avant et sur ses flancs.

Sportive? Vous avez dit sportive?

L'usage des 125 cc, même qualifiées de "sportives", reste très principalement utilitaire - voire citadin. Mais nos deux motos ne sont pas les mieux adaptées pour un usage quotidien, elles sont plutôt faites pour chasser le chrono.
La position de conduite aussi caricaturale que leurs grandes sœurs, appui sur les poignets particulièrement marqué sur la Yamaha à cause du long réservoir. En revanche, les jambes sont un peu plus repliées sur l'Aprilia, les repose-pieds sont placés plus haut.
Les trajets de plus de 30 minutes sont donc assez exigeants. Les premières douleurs aux poignets et à la nuque apparaissent vite. Mais c'est le prix à payer pour avoir la classe...

Sous la selle de la R125, l'antivol Yamaha aux dimensions spécifiques rentre de justesse. C'est un peu mieux sur la RS4 qui propose un peu plus de place, mais la Japonaise est la seule à proposer des points d'ancrages pour accrocher un sac avec des tendeurs sur la selle passager. La coque arrière de l'Aprilia, magnifique par ailleurs, ne permet pas d'emporter quoi que ce soit.




Si leur cylindrée les confine à une utilisation principalement citadine et périurbaine, leur positionnement sportif les voue davantage à la conduite rapide et aux espaces plus dégagés. Elles offrent néanmoins quelques qualités appréciables en ville, comme leur légèreté et leur partie cycle aboutie.

Et au guidon ...

La position de conduite très en avant n'est pas là pour rassurer les débutants et demandera un certain temps d'adaptation. En selle, la Yamaha donne la sensation d'être sensiblement plus haute que l'Aprilia, à contrario de sa fiche technique. En réalité, l'assise de la Nippone écarte un peu plus les jambes du pilote.

Même si son rayon de braquage est limité, la R125 est plus agréable à piloter en ville que sa concurrente, ce grâce à son moteur souple et disponible. Relativement coupleux, le bloc 4-temps reprends dès 4 000 tr/mn.
La boîte 6 vitesses est très agréable, mais il ne faudra pas hésiter à jouer du sélecteur pour rester sur le bon rapport ! Pour le reste, elle fait oublier complètement ses 138 kg tous pleins faits en offrant une belle maniabilité.

Comme sur les "grosses" cylindrées de la marque, on retrouve sur l'Aprilia un particularisme italien. La RS4 s'offre moins facilement que sa concurrente et son pilote ne doit pas chômer pour pouvoir en tirer le meilleur parti en ville.
Son moteur est très creux sous les 7000 tr/mn et impose des changements de rapports constants pour éviter les sous-régimes. En cela, on retrouve le côté assez capricieux des anciens blocs 2-temps... qui se faisaient pardonner toutefois en sortant près de 35 ch !
La boîte n'est pas non plus exempte de tout reproche. Sur notre moto d'essai le premier rapport refusait de se verrouiller, nécessitant de s'y reprendre à deux, voire trois fois.




Un caractère à l'italienne!
On raccourcira également au maximum les étapes autoroutières pour aller chercher des petites routes bucoliques. Grâce à une meilleure allonge, l'Aprilia reprend l'avantage pour maintenir une vitesse de croisière correcte (100-110 km/h) et accroche même les 130 km/h compteur (125 km/h au GPS).

Derrière, la Yamaha peine. En pointe sur le 6ème rapport, le rupteur plutôt frustrant intervient dès 123 km/h (118 km/h GPS). On est loin des "presque" 200 km/h, (t'as quoi comme pignon ?) de certaines motos 2T full (accessibles dans une certaine limite poids/puissance, aux seuls détenteurs du permis gros cubes) !

Regard, trajectoire, freinage, vitesse de passage en courbe : le pilote est tout entier concentré. Dans les virages serrés, la bataille est rude et relativement équilibrée entre nos deux "mini-teignes".
Quant à leurs châssis surdimensionnés, ils supporteraient allègrement le double de chevaux !

4-temps...frustrant.

En usage un peu musclé, on atteind vite les limites des moteurs 125 4-temps. Même en les cravachant, les sensations sont pour ainsi dire absentes. Seul le pilote de l'Aprilia s'amuse un peu avec son shifter (en option à 109 euros) : issu de la RSV4, il permet de monter les rapports à la volée sans recourir à l'embrayage.
Il se montre assez brutal et provoque un gros à-coup entre la première et la seconde, mais reste rigolo à utiliser.

Finalement, l'avantage est plus sensible du côté des parents : leurs rejetons auront beau les modifier tant qu'ils voudront, ils ne pourront jamais obtenir de puissances excessives... Les deux monocylindres sont conçus pour développer d'origine les 15 chevaux réglementaires, et pas un de plus !




Utilitaire sexy ou moto-école sportive ?

Leur tarif n'aidera pas à les départager, puisque seulement 200 euros les séparent: 3999€ pour la Yamaha R125, 4199€ pour l'Aprilia.

Niveau conso, la Japonaise est la plus économique à l'usage puisqu'elle consomme un litre de moins aux 100 km que sa concurrente italienne : 2,8 l/100 km contre 3,8.

À moins de ne jurer que par le look de la RSV4 ou la vitesse maxi, c'est bien la petite soeur de la R6, plus agréable au quotidien, qui remporte ce duel.

Les UP and Down

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trés beau duel david dhgdjdhgj mais perso le resultat de cette belle bagarre je le connaissais je reste sur la yzf. ERTYRE

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Invité
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