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Un chasseur tue un vététiste de 24 ans


Messages recommandés



LAGORCE (ARDECHE)
Un chasseur tue un vététiste de 24 ans














«Imprudence
». Le mot revient dans la bouche de Christophe Raffin. Le procureur de
la République de Privas était hier à Lagorce. Sur le terrain de
l'accident mortel de chasse survenu dimanche. Fabio Butali, vététiste
de 24 ans, s'est écroulé, atteint d'une balle tirée par un rabatteur
pierrelattin d'une cinquantaine d'années. Cette "remise en situation"
était destinée à « voir si les déclarations du chasseur sont en
concordance avec les conclusions du médecin légiste » indiquait le
magistrat. Imprudent, donc, l'angle de tir, relève-t-il notamment. Le
chasseur se trouvait de « 20 à 21 m » de la victime, légèrement en
contrebas de celle-ci. Il l'a atteinte sur le flanc, au niveau des
lombaires, soit « à 1,20 ou 1,30 m de haut ». Le tir n'a donc pas été
"fichant", contrairement aux règles de sécurité, mais droit. Et en
direction du chemin sur lequel circulaient la victime et -devant lui-
son compagnon de randonnée, de surcroît.

Cohabitation en question





L'auteur du coup fatal dit avoir aperçu un sanglier. Il affirme ne pas
avoir entendu les vététistes, sans doute parce que les chiens
aboyaient.
L'homme connaissait bien les lieux. Une chasse privée où des battues
sont régulièrement organisées. Au vu des constatations opérées hier, la
garde à vue du tireur pierrelattin a été prolongée. Il sera présenté au
juge cet après-midi et devrait être mis en examen pour homicide par
imprudence.
Ce dramatique
accident pose avec acuité la question de la cohabitation entre les
chasseurs et les autres usagers de la nature. C'est la première fois en
Ardèche qu'un non-chasseur en est la victime. Sur le chemin qui
traverse la chasse privée, des panneaux annoncent qu'une battue est en
cours. Au moins du côté route départementale 4, qui mène de
Vallon-Pont-d'Arc à Saint-Remèze (les vététistes venaient dans l'autre
sens, côté Dent de Rez). Le Domaine du Mézenc est au coeur de l'immense
territoire de garrigue dominé par la Dent de Rez. Une zone sauvage
propice à la randonnée. Hier (lire par ailleurs), chacun s'accordait
sur la nécessité d'une rapide réunion entre les différents
protagonistes. Pour que plus jamais, le plaisir d'une balade ne
s'achève par le deuil de toute une famille.

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Ces traditions de merde


Ils
aiment le pouvoir d’arrêter la vie dans son élan, d’un coup, quand ils
l’ont décidé. L’animal est encore plus soumis et inférieur quand il est
mort et ressemble à un objet, avec des gouttes de sang sur sa fourrure
ou ses plumes, comme nous le démontrent avec insistance tous ces
tableaux obscènes qu’on nomme justement « nature morte ».
La bête sauvage perd alors son côté
mystérieux et sa liberté insolente, et cesse d’être intéressante pour
le chasseur puisqu’elle ressemble une fois morte à n’importe quel
animal d’élevage. C’est le côté sauvage indomptable qui à la fois plaît
et inquiète. C’est plus amusant de tuer un sanglier en montagne que
d’égorger un poulet dans sa cave. L’animal sauvage se défend, il se
cache, il peut s’échapper et peut même s’avérer menaçant (sanglier ou
cerf), il représente une liberté à détruire et dominer. Tandis que pour
eux, le canard de basse-cour est déjà un objet, une simple machine sans
intérêt autre que le profit, incapable de se défendre et de s’échapper.
Peut-être que les chasseurs en veulent aux animaux sauvages, ces
derniers sont libres alors que les préhommes ont dû renoncer à leur
liberté pour être un sujet fonctionnel de la « société ». En chassant,
ils espèrent conjurer leur déchéance et leur statut d’esclave
volontaire. En forêt avec leur flingue ou sur l’océan avec leur canne
sportive, ils ont l’impression d’être libres quelque temps (un peu
comme les excités du volant qui se défoulent sur les routes en sortant
du boulot). En tuant du sauvage, ils s’affirment, ils tentent d’affirmer leur liberté en détruisant celle des
autres.

Comme les chasseurs d’antan, ils espèrent naïvement et inconsciemment
que la liberté de l’animal passera en eux ? On retrouve là les mythes
de la nature pure et du retour au paradis perdu. Dans nos pays riches,
on chasse pour se faire plaisir. La peur, la souffrance et la mort des
animaux sauvages traqués, blessés et abattus comptent pour du beurre.
Les chasseurs ont simplement différentes manières d’envisager et de
pratiquer la chasse : plus ou moins sordide, plus ou moins meurtrière,
plus ou moins « écologique » ou technologique... Ces « modes » ne sont
pas dus au souci qu’ils auraient pour les animaux, mais simplement
issus des traditions et conceptions locales.
Dans le fond, ils s’agit toujours de se faire jouir en affirmant
violemment sa soi-disant supériorité, de se rassurer sur sa virilité et
sur sa séparation d’avec le monde animal.
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