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24 HEURES DU MANS 2015

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[size=45]La galère Honda
Le 19/04/2015 à 00:16:00
Pointée longtemps en tête de l'édition 2015 des 24 Heures du Mans, qui a débuté ce samedi (15h00), la Honda N°111 a entamé un chemin de croix dans la nuit.


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Honda en difficulté à la tombée de la nuit. (AFP)


La grandeur et la misère de l’endurance, c’est qu’on peut y mourir à petit feu. Il est minuit moins le quart dans le box de la 111 et une volée de mécanos s’affaire autour de la moto. L’un pompe de l’huile, l’autre remet de l’eau et d’autres jouent frénétiquement de la pince et du tournevis. À côté, le chef d’équipe, le Belge Steven Casaer regarde imperturbable son équipe travailler. Ce n’est pas encore cette fois qu’il remportera les 24 heures du Mans.

Mais l’équipe officielle Honda, engagée par l’importateur britannique, n’entame que sa deuxième année en endurance. Et le manque d’expérience va encore s’avérer insurmontable. Malgré son trio de pilotes top niveau (Julien Da Costa, Sébastien Gimbert et Freddy Foray), les "Rouges" vont encore passer à côté. Ça avait commencé par un problème d’embrayage, puis un pépin électrique avant un troisième passage par la case stand pour un arrêt de 20 minutes. Plongée à la 32ème place, ils n’allaient peut-être pas survivre bien au delà de minuit.




[size=21]Sérénité de mise du côté de Suzuki[/size]




[size=16]Le contraste était saisissant avec le stand Suzuki tout proche où on pouvait apercevoir le patron Dominique Méliand serein dans son bocal. La Suzuki N°30 tournait comme une horloge en tête. Certes un peu titillée dans le même tour par les Autrichiens du Yamaha ART. La seule équipe de pointe à ne pas avoir connu chute ou problème mécanique. Le problème des Autrichiens, c’est qu’ils consomment beaucoup d’essence et reviennent souvent au stand.

Côté GMT 94, les champions du monde en titre, les ennuis avaient commencé dès le premier tour de la course, Kenny Foray (le frère jumeau de Freddy) n’arrivant pas à lancer sa moto. Départ poussif, mais ensuite une progression sans heurts. Au contraire de la Kawasaki N°11 du SRC parti comme un bolide, puis stoppée brutalement par une méchante gamelle de Fabien Foret. À minuit, l’équipe de Gilles Stafler n’était remontée qu’à la onzième place mais à neuf tours des leaders.

Les "Verts" n’étaient plus maîtres de leur destin. Mais ça pouvait encore casser devant. À seize heures de l’arrivée, rien n’était bien sûr acquis (si ce n’est les points de bonus à l’issue de la 8ème heure). C’est ça aussi le charme de l’endurance.


P. Co. au Mans
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