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L'édition de 1974


Messages recommandés

  • 1 year later...
MILLEVACHES 1974,



Ca se présente mal pour cette cuvée 74.

Ma RGST est en rade d’allumage et faisceau électrique et 8 jours avant le départ ma HCTL vient de me cracher un circlips de piston qui a tout labouré sur son passage entre jupe et cylindre. J’ai un deuxième moteur de secours, mais je manque de temps pour le monter et le régler. Cependant je ne tiens pas à « réactiver » ma D 75 de la cuvée 71, aussi je passe mes soirées à bricoler dans le garage et mon boulot me « bouffe » jusqu’au vendredi soir. Pas possible de rejoindre les potes d’Issoudun comme l’année passée. Je dois me résoudre à ne prendre la route que le samedi matin et partir en solo.

Une nuit fébrile dans les derniers préparatifs mécaniques et de chargement et à 8h00 du mat je démarre la bête. Le 350 latérales n’est pas un foudre, mais je l’aime bien. Je préfère l’allumage magnéto à celui batterie-bobine de la RGST. Avec une magnéto t’as toujours du jus à la bougie !

Le temps est plutôt doux au départ du Berry. En tout cas il ne gèle pas. J’ai investi dans un équipement un peu plus motard avec une veste Belstaff et des vraies bottes en cuir tout bien.

Route au plus direct par Montluçon et Gouzon. J’ai un peu d’espoir de retrouver les gars d’Issoudun à Chénérailles, mais rien. Je pousse jusqu’à Aubusson et là je suis rejoins par un gars de l’AAMA que je connais bien et qui arrive d’Auxerre sur une 350 Velocette d’avant guerre. Il n’a pas peur d’engager son bijou sur les routes hivernales ! On se fait une pose café casse-croûte et nous voilà parti à rouler ensemble jusqu’au bout, moi devant puisque je suis le plus lent.

On passe Felletin et trois kilomètres plus loin, en pleine côte, ma Terrot fait un grand bruit et une embardée furieuse qui se termine dans le bas côté. Tout s’est arrêté et je n’ose regarder quels dégâts il peut y avoir sous le réservoir. Le levier d’embrayage est mou et je cherche le point mort mais il n’y a plus de levier de vitesse ! En fait il n’y a plus non plus de boîte de vitesse !! d’où vient ce petit ronronnement qui persiste alors que tout est éteint. C’est ma dynamo qui tourne en moteur électrique, alimentée par la batterie. Y’a plus que ça qui fonctionne sur mon épave fumante !

Pied à terre je regarde et essaye de comprendre ce qui s’est passé. Mon pote s’est arrêté cinquante mètres derrière et me montre du doigt ma BV et les chaînes sur le bord de la route en me demandant avec un air goguenard si c’est « ça » que je cherche ?

Là je pige que les deux goujons qui retenaient ma BV (qui est suspendue sur la Terrot HCTL) se sont desserrés. La BV est tombée en cassant la chaîne primaire et la secondaire, la courroie de dynamo, le carter primaire en tôle et en arrachant le câble d’embrayage. J’ai dû rouler sur la BV, ce qui a provoqué l’embardée.

Ben nous v’là bien, je dis. La situation a de quoi inquiéter, mais on est pris d’un fou rire qu’on a du mal à calmer. Le moral est bon, donc tout va bien.

L’incident a eu lieu devant l’entrée d’une ferme. Nous poussons les machines jusque dans la cour et une dame âgée vient à notre rencontre. On lui explique la situation et on lui demande si on peut rester là pour réparer. Elle nous accueille à bras ouverts, nous fait une boisson chaude et nous indique un mécanicien agricole à Felletin qui pourrait avoir « de la chaîne ». Un petit tour à deux sur la Velocette et nous voilà chez le mécano qui effectivement vend de la chaîne au mètre au pas de 12,7 x 6,8. Pile poil ce qu’il me faut. Je trouve également les deux écrous perdus qui fixent les goujons de la BV. Retour à la ferme où le mari et le fils sont arrivés entre temps. Pendant qu’on mécanique, le fils redresse mon carter en tôle du mieux possible. Nous arrivons à tout remonter correctement et en milieu d’après-midi nous pouvons repartir. Saint Setiers n’est plus très loin et quand nous arrivons c’est la grande ambiance et les retrouvailles avec des gars de l’AAMA descendus en Zundapp K500 attelée et Alain Grare himself venu sur sa grosse BMW. On se remémore une virée en Dresch où il m’avait dépanné du côté d’Orléans l’année passée. On plante les tentes et allons aux inscriptions pour avoir le millésime. Le parc machines est toujours impressionnant à parcourir. J’admire un attelage Terrot RGST tout en jaune (ex PTT ?) avec son gros Bufflier, Une magnifique AJS, une Guzzi attelée avec un énorme side anglais à gauche, entièrement carrossé avec deux places en tandem. Plein de MZ, des RG 750 et 1000, des Ratier L7. Les Guzzi et les BMW sont les reines et leurs pilotes couverts de médailles sont visiblement des gros rouleurs.

Il a fait très froid cette nuit et j’ai du mal à remettre le moteur en marche au matin. D’ailleurs ça joue à la poussette dans la descente qui mène au village où l’on va prendre un petit déjeuner copieux. Après quoi tout le monde se met en route pour aller jusqu’au point culminant à quelques kilomètres de là qui est le Signal d’Audouze (devenu depuis longtemps terrain militaire et inaccessible).

En début d’aprem c’est le démontage du camp et le départ. A Chénérailles ma soupape d’échappement a tendance à gripper dans son guide. Tandis que je la lubrifie avec une burette, Alain me rejoins et nous allons boire un jus au café avant de nous séparer. Lui rentre sur Paris et moi dans mon Berry. Promis, j’irai les voir au printemps pour la réunion de préparation de la Rencontre des Ancêtres qui aura lieu à la Pentecôte.
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