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24 h du mans 2008

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Auteur d'un doublé en 2007, Suzuki a encore assis un peu plus sa suprématie en Endurance lors de la 31e édition des 24 Heures du Mans avec la victoire dimanche de la N.2 de Costes-Dietrich-Veneman et la 2e place de la N.1 de Philippe-Lagrive-Da Costa.

Ce 10e succès au Mans, un de moins que Honda, fait définitivement accéder la formation de Dominique Méliand au rang d'équipe de la décennie, elle qui a toujours figuré sur le podium dans l'intervalle, décrochant six trophées au passage. "Ce résultat a été très difficile à décrocher dans des conditions dantesques, apprécie l'heureux directeur d'écurie. Une course, il faut savoir la gagner, mais aussi la perdre même si c'est difficile à avaler."
Cette fois encore, alors que des pluies sournoises ont compliqué la tâche des 56 équipages au départ, le SERT a étalé sa supériorité sur ses concurrents les plus sérieux, tous éliminés samedi deux heures à peine après le début de la course.
Faute tactique de Kawasaki
En effet, pendant que Mazuecos, sous la pluie, envoyait la N.11 dans le décor après 11 minutes de course, mettant en exergue la faute tactique du patron de la Kawasaki d'usine Christian Bourgeois, Méliand avait demandé à ses hommes, à juste titre, de partir prudemment. Alors que la Honda officielle N.55, manifestement mal préparée, n'avait pu finir le 1er tour, Suzuki a ensuite eu le petit coup de pouce du destin qui s'est refusé à Yamaha, celui qui est indispensable pour espérer gagner.
Car dès le 71e tour, la course semblait pliée et un véritable boulevard ouvert devant les N.1 et N.2, dans cet ordre, après que Gimbert, sur la GMT N.94 alors en tête, eut constaté une fuite d'huile de son embrayage... Méliand a enfin pu compter sur la qualité de son équipe technique qui a parfaitement réagi en pleine nuit quand Da Costa a ramené la N.1 en vrac suite à une chute provoquée... par un lapin, avant la seule intervention de la voiture de sécurité pendant trente minutes.





Reparti en 8e position après 16 minutes de réparation et 16 tours de retard alors que la N.2 passait devant et n'allait plus lâcher la tête, Lagrive, auteur du meilleur temps en course (1:39.812), et ses coéquipiers n'ont alors eu besoin que de quelques heures pour reprendre la Yamaha N.99 de Fastre-Leblanc-Dos Santos qui s'imaginaient déjà 2e et doivent finalement se contenter d'une excellente 3e place.
Trois motos privées venues de nulle part
La course jouée dès le matin, les prétendants au podium, qui étaient alors encore nombreux en lice, ont ensuite relancé, tout comme la pluie qui n'a eu de cesse de perturber la meute à chacune de ses apparitions, l'intérêt pour la course. Aucun pilote n'a cependant payé un trop lourd tribut physique à l'hécatombe d'abandons qui a entraîné 19 motos. "Quand on s'est retrouvé 2e devant la N.1 pendant six heures, c'était de la science-fiction" , reconnaissait d'ailleurs Christophe Billot, le patron de la N.99. "On était trois motos privées à sortir de nulle part pour accéder au podium alors que le résultat était acquis devant et ça a mis un peu de piment à la course".
Tour à tour, les N.110, N.4, N.3, N.10 et même la surprenante N.72, encore une Suzuki, finalement 5e et 1re de la catégorie Superstock, ont effectivement animé la fin de course avant de laissé passer l'occasion de monter sur la caisse. Le seul regret du week-end est donc venu d'une fréquentation en baisse de 7% puisque "seuls" 83.700 spectateurs se sont déplacés. Pour l'Automobile club de l'ouest (ACO), organisateur de la course, qui ne déplore aucun incident, les explications sont toutes trouvées: la faute en revient à la météo mais aussi aux vacances scolaires et, c'est selon, soit au prix des tickets soit à la baisse du pouvoir d'achat.




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